Go! Bortsch Go!


À la veille des Jeux olympiques de Sotchi , il me fait plaisir de vous offrir une petite recette bien simple et tout à fait d’occasion : Le Bortsch! D’ailleurs, avec l’annonce récente que ces jeux seront les plus couteux de l’histoire, je prédis un retour en force de cette soupe économique dans toute la Fédération de Russie. Plus particulièrement dans le foyer de Mr. Poutine…

Parenthèse:
C’est la Semaine de la Poutine à Montréal. OM NOM NOMG!
Fin de la parenthèse.

Au cours du 18e et 19e siècle, les États-Unis ont connu d’importantes vagues d’immigration. Peu à peu, ces différentes cultures ont su se frayer un chemin dans la cuisine américaine. Ce qui a donné lieu à d’intéressantes fusions culinaires du genre Tex-Mex, Nouveau-Monde, soul-food et Créole-Française, pour en nommer que quelques-unes. Il n’est donc pas anormal de trouver certaines recettes originaires de pays étrangers dans le livre de cuisine de Betty Crocker.





Les Russes et les Polonais, à qui on associe souvent le Borscht, ont été particulièrement influents dans les états du Midwest. Dans le Midwest, il y a le Minnesota et dans le Minnesota il y a la ville de Minneapolis. Et qu’est-ce qui a vu le jour à Minneapolis? Hé oui, la marque Betty Crocker. Bref, la recette de bortsch se retrouve dans le Betty Crocker Picture Book Mari-lon Mari-lé, le bortsch est dans le Betty Crocker Mari-lon don-dé!

Comme il existe autant de recettes de bortsch qu’il y a de mamochka en Russie, il est difficile de qualifier d’authentique la recette proposée par Betty Crocker. On suggère de la servir chaude ou froide , ce qui est certainement légitime; on y retrouve des betteraves et de la tomate, des ingrédients tout à fait nécessaires; puis on la sert avec de la crème sure et de l’aneth fraîche, comme il se doit. Sans trop que cela me gêne, je trouve tout de même un peu étrange qu’il n’y ait pas davantage de légumes (chou, patates, carottes...). Je dois avouer, par contre, que c’est la première fois où je rencontre une recette de bortsch qui doit être passée au tamis et où des blancs d’œufs montés en neige et du jus de cornichons à l’aneth doivent y être incorporés.


L'ajout des blancs d’œufs
À y réfléchir un peu plus, la Pologne est aussi reconnue pour sa soupe aux cornichons à l’aneth, ce qui expliquerait peut-être l’ajout du jus de cornichons à cette recette. Puis, dans l’introduction de la section des soupes, il est mentionné qu’une soupe légère est idéale pour ouvrir l’appétit avant un repas. Il semble donc que de défaire le bortsch de ses légumes soit une façon efficace d’alléger ce plat. Je me souviens d’ailleurs que ma mère nous servait souvent un simple bouillon de bœuf en entrée avant les gros soupers d’occasion. Il va donc de soi d’ajouter du blanc d’œuf à la soupe, puisque le procédé est souvent utilisé pour éclaircir les consommés.


Après l'ajout du blanc d’œuf,
puis passé au tamis

Qu’en est-il donc de cette recette de bortsch? Hé bien, en optant pour un bouillon de bœuf maison comme le « Brown stock » suggéré dans le Betty Crocker Picture Book, on réussit à aller chercher le goût des légumes, qui manque à mon avis à cette recette. Une fois le bouillon prêt (voir fait à l’avance), il ne faut pas plus de 30 minutes pour réaliser ce plat. L’ajout du blanc d’œuf est non négligeable, puisqu’il en résulte une des soupes les plus soyeuses qu’il soit. Les jus de cornichons et de citron apportent, quant à eux, une belle touche d’acidité.


Légumes ajoutés au
bouillon de bœuf


En résumé, quoique simple en présentation, ce bortsch assume une complexité remarquable en bouche.

À la soupe! (Go Canada Go!)


Bonus: Recette de bouillon maison 
(Texte par Emili Bellefleur)

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