Cornichons, tarte au cochon, crème de citron, tête de gnochon.


Voulez-vous me dire comment je suis passée de ne trouver AUCUNE recette intéressante dans le livre American Cookery par Amelia Simmons à en cuisiner TROIS (et demi)? Comment?!! Du grand classique. Du Emili à son meilleur. Voilà comment. 

C’est que, voyez-vous, j’ai une solide tendance à en faire trop. On me le dit sur une base régulière. Mais, de 1 - c’est plus fort que moi, je capote si je suis trop longtemps à rien faire et de 2- j’ai la manie de rendre un projet qui est à la base simple, vraiment compliqué. Dans cet épisode, ma gang de chanceux, Emili capote ET se complique la vie! 

Tout ça est absurde puisque d’arriver à choisir même un item à cuisiner dans le American Cookery est déjà un défi de taille. On y aborde la sélection, la culture et l’utilité des ingrédients, mais rarement parle-t-on de les assembler pour en faire un plat. En fait, les recettes sont presque inexistantes et celles qui s'y retrouvent sont hyper minimalistes. Sans blague, avec mes 4 recettes, j’ai sûrement cuisiné le quart du livre! Mon plan n'a jamais été de cuisiner tout ça. Non, non, je devais faire que de simples cornichons en conserve. La recette avait piqué ma curiosité par sa technique de préparation et son choix d’ingrédients atypique à ce qu’on retrouve maintenant dans les livres de conserves. J’étais vraiment motivée en plus. J’ADORE les pickles. Hélas, distraite, j’ai réussi à me tromper dans l’exécution d’une des étapes de la recette, qui fait à peine un paragraphe de long. Gne. Je ne vous la retranscris pas à ce moment, puisque j’ai bien l’intention de la réessayer plus tard cet été quand les cornichons seront de saison. 

Bref, trop serrée dans le temps pour recommencer, j’avais heureusement prévu un plan B. Ma quête d’ingrédients pour les conserves m’avait apporté à visiter le fameux marché grec Mourelatos. Là-bas, on y trouve un comptoir assez impressionnant de boucherie. Du museau jusqu’à la queue, chaque partie de la bête est à vendre. Cherchant quelque chose de plus consistant pour accompagner mes (feu) cornichons, j’avais sérieusement considéré cuisiner la Foot Pie ou la Tongue Pie. Finalement, j’ai fait une poule mouillée de moi-même et me suis résignée à faire la Stew Pie. La recette s’apparente au Cipâte/Cipaille que l’on cuisine dans le temps des fêtes, mais avec seulement un type de viande. 

A Stew Pie

Boil a shoulder of Veal, and cut up, salt, pepper, and butter half pound, and slices of raw salt pork, make a layer of meat, and a layer of biscuit, or biscuit dough into a pot, cover close and stew half an hour in three quarts of water only.


J’ai dû adapter la recette en troquant l’épaule de veau pour celle de porc, puisque je n’ai pas réussi à trouver de la première parmi les abats, les têtes de bœuf et les lapins entiers. Ensuite, comme il est très rare de trouver du jambon salé en épicerie, j’ai considéré le lard salé, mais ai plutôt opté pour du bacon craignant que le précédent soit trop salé. Finalement, j’ai réduit de façon considérable la quantité de beurre demandée, qui me semblait excessive pour le montant de viande et afin de compenser l’ajout du bacon.

Une fois la viande cuite et décortiquée, j’ai assemblé les ingrédients du stew dans ma cocotte en fonte et j'ai préparé la pâte à biscuit qui allait recouvrir le tout. Celle-ci se fait en un tournemain et donne un résultat satisfaisant pour ce plat, mais n’allez pas espérer en faire de moelleux Southern Biscuit. On est loin de là!


Biscuit

One pound flour, one ounce butter, one egg, wet with milk and break while oven is heating, and in the same proportion.


C’était à mon tour, en mai, de recevoir notre petit groupe pour sa rencontre mensuelle de cuisine historique. J’étais un peu déçue de ne pas avoir de cornichons à offrir, comme prévu, mais ma tarte était sortie du four et rien ne laissait croire qu’elle ne serait pas mangeable. Du moins, elle serait plus invitante qu’une tarte à la langue. lololol. J’avais une heure à tuer avant l’arrivée des autres. J’en ai donc profité pour me faire un petit brushing et lire le dernier Cosmo. POUAHAH, BEN NON!! J’ai ressorti le American Cookery et je me suis lancée dans la confection d’une crème de citron. Parce que, tsé « Bahhhh,  j’ai tout ce que ça prend » pis ça.


Lemon Cream

Take the juice of four large lemons, half a pint of water, a pound of double refined sugar beaten fine, the whites of seven eggs and the yolk of one beaten very well; mix altogether, strain it, set it on a gentle fire, stirring it all the while and skim it clean, put into it the peal of one lemon, when it is very hot, but not to boil; take out the lemon peal and pour it into china dishes.


Y’a pas de doute, cette dernière recette était aucunement nécessaire, mais je crois qu’elle a tout de même trouvé sa place. Elle s’est d’ailleurs très bien mariée au Diet Bread (diète… la blague!) de Kathleen. Un peu trop sucrée à mon goût par elle-même, j'ai passé les restes de la crème en les mélangeant à un peu de yogourt nature pour un dessert rapide sur l’heure du lunch.

Pour ce qui en est de mon rythme présent de vie, je suis optimiste qu’un jour j’arriverai à me poser un peu… ou du moins à rentabiliser mes passe-temps. Entre-temps, n’hésitez pas à communiquer avec moi si vous avez besoin d’un coup de main avec quoi que ce soit! *Roulement d’z’yeux général de tout mon entourage*

2 comments :

  1. If you used just the egg yolks, I think the lemon cream would become a very nice lemon curd to spread on biscuits or fresh bread...*cough cough* I don't mind if you want to go overboard, the results are usually delicious!

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  2. Thanks Kathleen! And yes, using the yolks would have made quite a difference in the consistency. I may have to bake a lemon pie in the near future ;)

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