Granité à la fraise, Gelato à la pistache, Gourmandise à la cuillière




Il y a maintenant quelques années depuis mon voyage en Italie. J'y ai été avec une amie d'enfance que je ne côtoyais plus si souvent depuis le début de nos études universitaires (elle avait choisi les sciences, moi, les arts). Autant qu'on s'attendait qu'une excursion en Europe pourrait nous rapprocher, le résultat fut le contraire. Une voulait visiter des musées, l'autre voulait magasiner. Une voulait de l'eau pétillante, l'autre de l'eau plate. Une voulait manger des légumes, l'autre voulait manger des pâtes. (Je ... je voulais manger des pâtes.). On ne pouvait s'empêcher de rire à quel point nos goûts étaient rendus différents. On semblait être en accord avec qu'une seule chose: le gelato était délicieux ... et on devait en manger tous les jours.

Si on avait fait le voyage le siècle précédent lorsque les kiosques de gelato ne parsemaient pas les villes à tous les coins de rue, c'est certain que notre amitié n'aurait jamais survécu!

Notre manie n'est pas si différente de celle d'Artusi qu'affirme dans l'introduction de son chapitre dédié au gelato: "And today, (...) making ice cream has become so much easier and faster that it would be a shame not to enjoy much more frequently the sensual pleasure of this delicious food."

L'histoire de la crème glacée date de l'Antiquité, mais l'histoire de sa production dans ma cuisine date de la semaine dernière. Ayant récemment hérité d’une sorbetière de ma jolie et généreuse collègue Emili, j'ai pu tester mon nouveau jouet avec les recettes du 19e siècle - solide anachronisme et move de nerd de ma part.

Pour plusieurs siècles, la crème glacée est demeurée un symbole de luxe et de pouvoir. C'est seulement au 17e siècle que le proprio du Café Le Procope à Paris offre le dessert au grand public. Au tournant du 20e siècle, la technologie évolue rapidement et contribue encore plus à l'accessibilité du produit. En 1904, Emery Thompson invente une première sorbetière à moteur - seulement une année après l'invention du cornet!

Mais, pourquoi vous écrire l'histoire du gelato quand le musée du gelato nous a préparé un petit clip cocasse à son sujet?


Je me suis limitée à deux recettes d'Artusi - quoique le choix de celles-ci n'a pas été facile!

Puisque les fraises du Québec sont si belles au marché, j'ai d'abord tenté le Gelato di fragole (la glace à la fraise).

300 grams de fraises
300 grams de sucre blanc
1/2 litre d'eau
Un citron et une orange

Il faut d'abord porter l'eau et le sucre à ébullition pour 10 minutes, pour ensuite ajouter le jus des fruits. Laisser refroidir un peu avant de verser le tout dans la sorbetière.

Artusi offre des recettes de granités semblables mettant en vedette mes autres fruits préférés de l'été : la framboise et la pêche.



Le Gelato di Pistacchio - ou le gelato à la pistache - a été mon deuxième défi, avec une liste d'ingrédients un peu plus étoffée. Contrairement à une crème glacée, cette recette est à base de lait et utilise très peu de jaunes d'oeuf.



Cette recette a été tout un succès! Le goût de la pistache est très prononcé (aucun arôme artificiel ou de colorant) et la crème n'est pas trop sucrée. Trop impatiente de goûter et un peu gourmande, je n'ai pu prendre qu'une photo de cette coupe avant de tout manger! La prochaine fois, je devrai en partager avec une amie. Je sais exactement qui saura apprécier un bon gelato nostalgique!




No comments :

Post a Comment